l`age d`or

 

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Maman, plus tard, moi je serai

blanchisseur de nuages ou berger d’oiseaux,

 

peut-être compteur de gouttes d’eau,

arbitre pour combats d’escargots,

 

garde du corps pour papillons,

 

acupuncteur pour hérissons,

clown pour passants fatigués,

 

imprimeur pour sans-papiers,

 

décorateur de coccinelles,

 

empêcheur de tomber du ciel.

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Puis, j’inventerai la machine à ne rien faire

 

qui se tendra en hamac depuis la terre

 

vers un point très lointain du vaste univers.

 

Alors, on m’élira comme la plus lente

 

et la plus mignonne étoile filante.

 

 

Respirant le grand air des galaxies,

 

à cheval sur l’Ourse, sur la queue de Castor,

 

employé des affaires privées de l’infini,

 

je connaîtrai enfin l’âge d’or.

 

CARL NORAC

 

 

 

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la légende…………..

On la nomme aussi La Huesera (la Femme aux Os)

La Trapera (la Ramasseuse),

 elle symbolise pour nous l’énergie « sauvage ».

La loba archétype de la femme sauvage, appartenant à la seignerie des loups, symbolise le ressourcement et la reconnaissance a pour tâche de ramasser des os en arpentant les montagnes et les lits de rivières asséchés, c’est pourquoi on raconte que si vous errez dans le désert au coucher du soleil, vous avez de la chance, car LA LOBA peut vous prendre en sympathie et vous montrer quelque chose…quelque chose qui appartient à l’ÂME.

C’est au moyen âge qu’ un troubadour de haute et bonne réputation dans les cours de fine amour qu’il fréquentait assidûment s’est retrouvé piégé en commettant certaines folies dignes d’être rapportées.

 La gente dame qui avait percé son coeur était loin d’être n’importe qui, il s’agissait de la Louve de Pennautier dite Loba.

 Loba était de haut lignage, également célèbre pour les fêtes qu’elle donnait et la mélancolie paradoxale qu’elle affichait depuis que Trencavel de Carcassonne l’avait blessée, en ne faisant aucun cas des faveurs qu’elle lui promettait.

 Ce troubadour déguisé ainsi en loup tenta de se rapprocher incognito du château de Puivert dans lequel se trouvait Dame Louve et ou personne ne l’attendait.

 Bien entendu, on l’aperçut et il se fit donner la chasse par les paysans et les soldats de Jourdain de Cabaret mari de la Dame et pourtant connu pour sa tolérance.

 Le comte finit cette chasse sérieusement blessé et bastonné.

 Il ne se tira de l’affaire qu’en amadouant par son verbe ceux qui le frappaient.

 On dit, qu’il fut soigné avec tendresse par Loba dans le château.

 Cet épisode se déroula quelque temps avant que la belle ne devint la maîtresse du Comte de Foix et ne lui donna un fils issu de lui ou du trouvère qu’elle s’empressa d’appeler Loup.

Ce conte, nous fait bien voir qu’il suffisait de se vêtir d’une peau de loup pour être pourchassé sans relâche et que finalement à l’époque, c’est entre loups qu’on s’entendait le mieux.

 Pourquoi donc la Loba soigna tendrement ce troubadour