*8 Juillet -2013- Val-David

L’aigle et le roitelet 

Un jour il y eut une grande dispute entre l’aigle et roitelet.
Vous direz que la dispute était étrange et devait être inégale, car entre un oiseau aussi puissant et aussi terrible que l’aigle et un tout petit roitelet de rien du tout, on pourrait penser que la lutte serait bientôt terminée.
Voici quel était l’objet de leur contestation. Ils avaient parié à qui volerait le plus haut. Tous les oiseaux du royaume d’oisellerie devaient assister au tournoi ; le vainqueur devait être proclamé roi.
Vous pensez si l’aigle se mit à rire en se présentant pour lutter avec le roitelet. Mais le roitelet, lui ne riait pas ; il était même tout à fait sérieux.
On donne le signal : un, deux, trois ! Les deux rivaux partent ensemble, mais d’une façon différele nte. L’aigle s’était envolé en faisant de grands cercles suivant sa coutume ; quant au roitelet, il était monté tout droit dans les airs.
Lorsque l’aigle fut arrivé à sa hauteur, le petit roitelet, qui se sentait fatigué et qui allait être distancé par l’aigle, se posa tout bonnement sur son dos. Les plumes de l’aigle sont si épaisses, sa peau si dure, et de plus le roitelet est si petit, si petit, si léger, que l’aigle ne sentit rien du tout.
Cependant l’aigle continue à voler de toutes ses forces ; il atteint des hauteurs inaccessibles, si bien qu’il finit à son tour par être fatigué et qu’il crie :
« Ah ça ! où es-tu, petit roitelet ? Je pense que tu es à trois mille pieds au-dessous de moi et que tu as renoncé à la lutte ?
– Mais non, mon ami, répondit le roitelet. Je suis juste au-dessus de toi. »
Et c’était la vérité. L’aigle, trop las pour continuer, dut s’avouer vaincu, et céder pour une année son tour de royauté au roitelet, qui fut, comme son nom l’indique, le plus petit roi que les oiseaux aient eu.Image

 

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1 – Je ne sais pourquoi j’allais danser
A Saint-Jean au musette,
Mais quand un gars m’a pris un baiser,
J’ai frissonné, j’étais chipée
Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l’on croit toujours
Aux doux mots d’amour
Quand ils sont dits avec les yeux
Moi qui l’aimais tant,
Je le trouvais le plus beau de Saint-Jean,
Je restais grisée
Sans volonté
Sous ses baisers.

2 – Sans plus réfléchir, je lui donnais
Le meilleur de mon être
Beau parleur chaque fois qu’il mentait,
Je le savais, mais je l’aimais.
Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l’on croit toujours
Aux doux mots d’amour
Quand ils sont dits avec les yeux
Moi qui l’aimais tant,
Je le trouvais le plus beau de Saint-Jean,
Je restais grisée
Sans volonté
Sous ses baisers.

3 – Mais hélas, à Saint-Jean comme ailleurs
Un serment n’est qu’un leurre
J’étais folle de croire au bonheur,
Et de vouloir garder son cœur.
Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l’on croit toujours
Aux doux mots d’amour
Quand ils sont dits avec les yeux
Moi qui l’aimais tant,
Mon bel amour, mon amant de Saint-Jean,
Il ne m’aime plus
C’est du passé
N’en parlons plus

stj