a la plage

Tout autour la foule s alanguit

Et chacun du soleil jouit,

Couché sur sa serviette,

Observe la mer ou fait une sieste,

Et je suis là allongée sur le sable,

Regardant devant moi l’image,

De la côte et de l’île en face étalée,

Qui se découpe au loin sans me lasser,

J’observe les reflets de l’eau,

Qui ondule c’est trop beau,

Des enfants jouent en créant,

Des châteaux de sable c’est émouvant,

De les observer en rêvant,

De toi toujours mon amour,

Qui ne quitte pas mes pensées tout le jour,

Je goûte les rayons du soleil radieux,

Qui me réchauffent et je ferme les yeux,

Puis je me lève et entre dans la mer,

Sous des regards coquins éphémères,

L’eau arrive jusqu’au creux de mes reins,

Et le rouli des vagues sans fin,

Gagne chaque endroit de ma peau,

Je frissonne et la mer monte toujours plus haut,

Je m’allonge et alors elle me porte,

Puis au large m’emporte,

Dans une nage scandée,

Dont je profite sans m’arrêter,

J’arrive vers les bouées,

Qui marquent l’endroit où il faut stopper,

Je m’y arrête quelques instants,

Je fais la planche et balance me reposant,

Je me retourne puis regagne la plage,

Où je m’étends sur ma serviette sage,

Après avoir mon corps donné,

En communion dans les eaux, abandonnée,

Et je pense bientôt qu’Amour tu arriveras,

Que tu me prendras dans tes bras,

Que sous tes caresses,

Je partirai au pays de l’ivresse.coeur_073.gif

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poeme

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Ton image est si loin, ma pensée va vers

 elle ;

 

Elle qui, d’habitude, accourt quand tu es

 loin !

 

Est-ce toi, cette nuit, qui barres son

 chemin

 

Et lui ôtes sa force, ou près de toi dort-

elle,

 

Me laissant, dans la nuit, à ma veille,

 oublié ?

 

J’ai voulu l’aller voir, prendre en ma

main sa main,

 

 

N’a saisi qu’un peu d’ombre et d’image

rebelle,

 

 

Ce leurre de visite, au moins, m’a fait

trouver

 

Le bonheur des secrets, loin de toute

apparence.

 

Aussi bien, pour donner forme à ses

espérances,

 

Faut-il les confier aux pensées du poète.

 

Toi dont l’œil, par magie, tient la mort

 toute prête,

 

 

Sais-tu quel jugement attend le

 magicien ?

 

 

Chez toi, je l’ai bien vu, toute l’audace

tient

 

 

En ce sabre tranchant : un regard sans

chaleur.

 

 

Tu as fiché l’amour, en plein vol, dans

 mon cœur :

 

 

Toucher ainsi l’oiseau qui vole, n’est-ce

 rien ? »

 

Vers de Ibn Hamdîs,

la vieillesse

je m`ennuie de vous

donc je viens vous faire un coucou

 

 

 

 

 

 

 

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chiot

 

La vieillesse vue par Philippe Noiret

 

Il me semble qu’ils fabriquent des escaliers plus durs qu’autrefois.

Les marches sont plus hautes,

il y en a davantage. En tout cas,

il est plus difficile de monter deux marches à la fois.

Aujourd’hui, je ne peux en prendre qu’une seule.

 

 

A noter aussi les petits caractères d’imprimerie

qu’ils utilisent maintenant.

Les journaux s’éloignent de plus en plus de moi

quand je les lis:

je dois loucher pour y parvenir. L’autre jour,

il m’a presque fallu sortir de la cabine téléphonique

pour lire les chiffres inscrits sur les fentes à sous.

 

 

Il est ridicule de suggérer qu’une personne de mon âge

ait besoin de lunettes,

mais la seule autre façon pour moi de savoir

les nouvelles est de me les faire lire à haute voix –

ce qui ne me satisfait guère,

car de nos jours les gens parlent si bas que

je ne les entends pas très bien.

Tout est plus éloigné

. La distance de ma maison à la gare a doublé,

et ils ont ajouté une colline

que je n’avais jamais remarquée avant.

 

En outre, les trains partent plus tôt.

J’ai perdu l’habitude de courir pour les attraper,

étant donné qu’ils démarrent un peu plus tôt quand j’arrive.

Ils ne prennent pas non plus la même étoffe pour les costumes.

Tous mes costumes ont tendance à rétrécir, surtout à la taille.

Leurs lacets de chaussures aussi sont plus difficiles à atteindre.

 

Le temps même change.

Il fait froid l’hiver

, les étés sont plus chauds.

Je voyagerais, si cela n’était pas aussi loin.

La neige est plus lourde quand j’essaie de la déblayer.

Les courants d’air sont plus forts.

Cela doit venir de la façon dont ils fabriquent

les fenêtres aujourd’hui.

 

 

Les gens sont plus jeunes qu’ils n’étaient

quand j’avais leur âge.

Je suis allé récemment à une réunion d’anciens

de mon université, et j’ai été choqué de voir quels bébés

ils admettent comme étudiants.

Il faut reconnaître qu’ils ont l’air plus poli

que nous ne l’étions ;

plusieurs d’entre eux m’ont appelé « monsieur »

; il y en a un qui s’est offert à m’aider pour traverser la rue.

 

Phénomène parallèle :

les gens de mon âge sont plus vieux que moi.

Je me rends bien compte que ma génération

approche de ce que l’on est convenu d’appeler un certain âge

, mais est-ce une raison pour que mes

camarades de classe avancent

en trébuchant dans un état de sénilité avancée.

Au bar de l’université, ce soir-là,

j’ai rencontré un camarade.

Il avait tellement changé qu’il ne m’a pas reconnu.

 

 

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